Allaiter, récupérer, coopérer: la vie avec bébé.

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Vous revenez enfin à la maison, avec bébé. Vous aviez tout préparé; la chambre de bébé, votre congé, votre plan de naissance, les couches pour 6 mois à venir. Vous étiez prêts, excités, un peu fébriles mais prêts. Mais voilà; c’est le retour, le vrai. Et le choc de la réalité.

 

Pour en parler je vous propose un nouvel atelier complémentaire aux cours prénataux sur une journée; 3 heures pour préparer l’allaitement, la récupération physique, la collaboration entre les parents et les gestes de base pour prendre soin de bébé. Parce que devenir parent, ça ne se passe pas toujours exactement comme dans notre imaginaire.

Vous avez peut-être quelques deuils à vivre; cet accouchement, quelle histoire ! C’était plus long ou plus tourbillon que prévu… pas du tout comme prévu, en fait. Et pis votre bébé, c’est le plu beau de la terre… sauf qu’il ne dort pas ! Pas dans sa couchette, pas dans la poussette, juste sur votre poitrine. Un tout petit peu à la fois. Et il adore boire au sein. Ou pas. Ou très longtemps.

Deuils à faire… deuil de votre couple d’avant, de vos petits plaisirs, de votre routine et des extras qui vous faisaient sentir spécial(e). Vous adorez skier, veiller avec les amis, aller boire un café pendant des heures, courir, lire, nager, faire du vélo, du hockey, faire pipi, du parachute ? Il faut attendre. Un petit immature vous réclame. Vous commencez à prendre la mesure de ses besoins, et de la sollicitation que ça implique. Vous sentez aussi qu’au fil du temps, vous le devinez de mieux en mieux ce petit être. Vous savez que votre lien d’attachement se construit. Ses premiers sourires vous réchauffent le cœur ! Mais vous êtes fatigué(e)s.

Avec cette fatigue qui s’accumule, vous vous sentez plus irritables, il y a des jours qui vous paraissent lourds. Vous êtes en équilibre sur un pied sur une montagne de lessive sale.  Des responsabilités en trop. La bonne façon de dire les choses à votre partenaire, ou pas du tout. Un peu trop de solitude, ou trop de visiteurs. Et l’impression que vous resterez clouée au canapé pour le reste de vos jours.

Et puis il y a ce corps. Qui prend peut-être un peu plus de temps à se refermer que vous espériez. Quelques livres en plus, pas toujours où on les voudrait, qui tardent à s’évaporer. Un périnée distendu, un ventre bien mou, ou des seins trop durs. Vous rationnalisez, c’est des traces d’amour, après tout.  Par contre, secrètement vous vous comparez, regardez des images de nouvelles mères bien propres, au corps quasi-comme avant, heureuse dans leur maison impeccable avec leur poupon qui fait la sieste n’importe où et avec tout le monde.  Et la libido ?

Et tout autour il y a tous ces conseils, noirs et blancs.

 » Donne-lui un biberon, tu pourras te reposer »/  » Allaite-le dès qu’il se réveille, vous vous rendormirez plus vite. »

 »Ne dors pas avec lui, c’est dangereux »/  » le co-dodo, moi ça m’a sauvé la vie »

 » T’as vu le programme de remise en forme militaire post-natal ?  »/  » Attends, repose-toi.. »

 » Tu peux pas toujours le prendre, tu as tes choses à faire…laisse-le pleurer, il va s’habituer. »/  » Réponds-lui rapidement, il se sentira plus sécure. »

Alors là il faut revenir à soi. (Ré)apprendre à respirer, à se poser. Pour sentir au creux de soi cet instinct qui toujours sait. (Ré)apprendre à écouter son bébé. (Ré)apprendre ce qu’est le développement normal d’un nouveau-né et les comportements qui vont avec. (Ré)apprendre à communiquer, aussi. Avec soi et les autres. Et apprendre ce qui se passe dans le corps d’une mère après la naissance pour bien le chouchouter, et ensuite le re-tonifier doucement.

Pour favoriser l’harmonie et l’attachement dans les maisons…. rejoignez-moi !

Prochaine date: 31 août 2017 18h à 21h, Espace Maternité-Famille de St-Jérôme.

Mieux-Naître à Laval: une mine d’or sans argent ?

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Je vous ponds un mini-billet rapido aujourd’hui; rapido parce qu’il faut faire vite.

 

Il faut faire vite car un organisme qui améliore la vie des familles de Laval patiente depuis déjà trop longtemps. Depuis plusieurs mois, l’organisme Mieux-Naître à Laval garde ses portes ouvertes aux familles, en survie, en attendant d’obtenir la subvention gouvernementale qui lui permettra de poursuivre sa mission. Et si elle ne la reçoit pas, et ben ce sera la clé dans la porte fin mars. Y a toujours des limites à la capacité d’adaptation.
Pour vous faire ça court: une coalition ‘ Pour nos bébés’ s’est formée et a lancé une pétition demandant simplement au gouvernement d’octroyer cette mythique, légendaire subvention. Je vous demande, enjoint, supplie, oblige (!) à la signer. Il ne reste que 6 jours pour le faire. C’est ici: http://pournosbebes.org/fr/coalitio…. Allez, ça prend 1 minute et c’est ainsi que la voix des citoyens se rend à l’Assemblée Nationale. Et pis tant qu’à faire, vous qui êtes friands de périnatalité parce que suiveux de ma page, encouragez vos namis FB à faire de même. On va l’avoir !
Ça, c’était pour faire ça court. Si vous voulez vraiment savoir….
Mieux-Naître à Laval, c’est une petite équipe dirigée avec amour par Lysane Grégoire, bien connue dans le milieu de la périnatalité pour ses positions claires concernant l’autonomie des femmes dans la maternité et le bien-être des bébés et des familles. Bien connue aussi comme une passionnée éprise de sa mission qui fait des semaines de 125 201 255 221 222 heures. On ajoute à ça une coordonnatrice en or qui voit à tout, prévient tout, répare tout. Dans la joie et l’allégresse. Et le respect. C’est aussi un CA toujours dynamique et convaincu, composé de membres issus de tous les milieux, prêts à réfléchir pour accomplir la mission de MNL et établir des ponts avec le monde entier. Et il y a nous, quelques contractuelLEs qui rendons les services au mieux; l’animation de rencontres pré et post-natales et d’ateliers divers, l’accompagnement à la naissance, les bains thalasso, la consultation en allaitement, le yoga, le baladi avec bébé, le soutien aux relevailles, alouette. Et pis, véritable machine à oxygène pour les organismes communautaires, il y a les bénévoles. Et il y en a. De plus en plus. DévouéEs, convaincuEs, ça anime des causeries gratuites, ça fait de la comptabilité, du ménage, ça lève des fonds ( et des montagnes). Bénévoles parce qu’ils ont profité de MNL déjà, ou veulent le fréquenter, ont de l’expertise à partager, ou croient en l’importance de l’organisme, entre autres.
Et il y a, surtout, des familles. Plein de familles ! Plein plein, de plus en plus. Elles arrivent parfois en pré-natal pour le yoga ou les rencontres de groupe. Puis, elles envisagent d’être accompagnées pour la naissance de leur bébé. Ou bien elles appellent l’assistante périnatale pour un coup de main. Ou elles reviennent présenter leur bébé. Ou, tant qu’à être en congé de maternité, elles bénévolent. Chose certaine, elles reviennent souvent. Plus de 400 familles désservies depuis l’été 2015. Elles viennent de plus en plus; 42% d’augmentation de la fréquentation en 2016.

Bon.
Maintenant, vous vous dites: bravo, mais pourquoi alors ils ont besoin d’une subvention si ça va si bien ? Ben c’est parce que MNL c’est entre autres, une entreprise en économie sociale. Ça veut dire que pour plusieurs services, les tarifs varient en fonction du revenu des participants. Parfois, c’est même gratuit. Bon, ben pour offrir ça, ça prend du soutien. Soutien qui s’inscrit d’ailleurs dans la ligne de toutes les belles résolutions de différentes instances bien pensantes.
C’est juste que là, l’argent, il arrive pas. Ça tarde, ça tergiverse. Il n’y a que Lysane qui pourrait vous expliquer pourquoi; nous, les communs des mortels, on ne peut pas comprendre, c’est comme la Maison des Fous d’Astérix. Un fait est clair: Pas de subvention = fermeture des portes au 31 mars. Ce serait absurde, considérant tout ce que je viens d’écrire. Et moi, l’absurdité, ça me choque. Surtout quand on parle du bien-être des familles.

 » J’accouche, tout va bien…c’est fort, c’est grand, c’est parfait.. » – Nouvel article sur www.seinplementpourmoi.ca

Je vous partage aujourd’hui mon dernier article sur www.seinplementpourmoi.ca.

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Dans cet article, je persiste et signe sur l’importance d’aborder l’expérience de l’accouchement avec confiance et positivisme pour arriver à s’abandonner aux forces de la naissance. Je vous offre aussi une belle liste de visualisations positives à coller partout dans la maison !


 

 » Nous sommes des mammifères qui accouchons comme des mammifères. Le hic, c’est que notre beau gros cerveau intelligent d’homo sapiens regarde l’accouchement comme quelque chose de très compliqué et menaçant pour l’intégrité de la mère et son bébé.

On se persuade d’ailleurs allègrement que c’est très dangereux d’accoucher. Toujours, je veux dire. Bien entendu, il arrive des situations particulières qui rendent la naissance d’un bébé risquée. En dehors de ces situations, la grande majorité des femmes (chanceuses de vivre en occident où généralement on se nourrit suffisamment et on a accès à un suivi prénatal adéquat permettant de détecter les situations risquées) peuvent donner naissance par elles-mêmes à leur bébé.

Pour autant qu’on respecte leurs besoins de mammifères, qu’on soit un peu patient et qu’on ait confiance en elles…..  »  LIRE LA SUITE

Bonne lecture, et servez-vous en 🙂

On bouge, on mange, patience et soutien: quand tout va bien c’est comme ça qu’on accouche ( SOGC 2016)

Depuis 2012, j’amène mes pénates de doula au creux de plusieurs unités d’obstétrique. Des Laurentides à Valleyfield, j’ai eu l’occasion d’observer les habitudes de pratique de plusieurs équipes hospitalières.

Nous, les doulas, sommes dans une étrange posture; Michel Odent le dit d’ailleurs; une doula doit savoir un peu de beaucoup de choses. Sans poser d’acte clinique ( écoute du cœur fœtal, examen vaginal, etc..), nous devons connaître les limites de la normalité et les moyens de la favoriser. Nous soutenons les parents dans leurs désirs qui ne cadrent pas toujours avec les procédures habituelles. On se retrouve donc, chacune avec notre bagage, à observer ce qui se passe…on est parfois surprises, soulagées, perplexes, choquées ou transportées par ce que l’on voit.

Moi, j’ai besoin de fouiner dans la littérature scientifique pour comprendre où en sont les connaissances sur la naissance. On en sait bien peu, en fait, et c’est fascinant. Je me souviens d’un médecin qui m’avait dit que parfois, il sentait bien fort que la médecine est un art. Et que lui, il aimait se le rappeler. On improvise à l’instinct, on essaie d’éviter le plus de risques possibles, et chacun ( mère, père, équipe hospitalière) a son propre niveau de tolérance aux risques potentiels. J’ajouterais que chacun(e) a aussi un niveau de confiance et de compréhension des besoins des mères différent. Et qu’on ne peut JAMAIS prévoir un accouchement. Parfois cela mène à des accouchements très encadrés, poussés comme si on était à côté d’une bombe à retardement. Même quand tout va bien. D’autres fois, la confiance est grande en cette mère, ce bébé et leur chemin à eux.

Donc, la petite doula elle voit tout ça et se demande : mais ça tient à quoi exactement ?

Il y a quelques jours je suis tombée sur de nouvelles recommandations de la SOGC concernant la prise en charge du travail spontané chez les femmes en santé, à terme. Tiens, tiens, interesting mon cher Watson. La Société des Obstétriciens Gynécologues du Canada ( SOGC) existe depuis 1944 et représente plus de 3 000 médecins omnipraticiens, infirmier(e)s, sages-femmes et obstétriciens/gynécologues. Entre autres fonctions, elle établit des recommandations cliniques basées sur les dernières données probantes. En clair, elle dit : Ok tout le monde, selon ce qu’on en sait, on devrait travailler comme ça.

Je me suis donc amusée à décortiquer un peu cette directive clinique publiée en septembre 2016 qui concerne les ‘bonnes’ pratiques à tenir lorsqu’une femme en santé qui porte un seul bébé se présentant tête première entre spontanément en travail. Ça a piqué ma curiosité car on ne parle pas d’une bombe à retardement, ici.

Je vous ressors quelques points qui peuvent vous paraître surprenants. La directive clinique est bien sûr plus étoffée; la lire serait une bonne idée. Ainsi, vous pourrez dire à votre voisine que non, on ne coupe plus les périnées des femmes pour rien, et pis que oui, on peut boire et manger en travail.


GO !

Recommandation 3. Les femmes devraient être informées des avantages de la position verticale pendant le travail. Par ailleurs, on devrait les encourager à trouver les positions qu’elles pensent être les plus confortables et les aider à les adopter.

  • Oui oui ! Fini la petite madame qui subit ses contractions couchée au lit. On devrait même vous dire que c’est mieux pour vous et votre bébé de suivre vos sensations et vous aider en aménageant le matériel pour vous permettre d’être confo et détendue. On dit même que ça raccourcit le temps de travail, diminue les taux de césarienne et de péridurale, et que ça donne moins de bébés ayant besoin de soins néonataux/intensifs.

 

 

 

Recommandation 4. On devrait laisser aux femmes peu susceptibles d’avoir besoin d’une anesthésie générale le choix de manger ou de boire comme elles le souhaitent ou selon ce que permet la phase de travail.

Merci beaucoup.   »ou selon ce que permet la phase de travail »…. ? Je ne sais pas trop. J’aime à penser qu’on veut dire  »selon ce que ressent la mère » 🙂


 

 

 

Recommandation 5. Le soutien continu pendant le travail est recommandé pour toutes les femmes en phase de travail actif. Toutes les unités d’obstétrique devraient offrir à chaque femme la possibilité de bénéficier d’un soutien continu et individuel pendant le travail.

Bon. Là, juste pour mon gros plaisir, je vous recopie les explications qui suivent cette recommandation : ‘ Le soutien continu pendant le travail (SCT) désigne des soins non médicaux fournis pendant le travail et comprend une présence continue, un soutien affectif, des mesures de confort, la défense des droits, des renseignements et des conseils. Le SCT peut être offert par une personne qualifiée comme une doula, une infirmière ou une sagefemme, ou encore par un ami ou un proche choisi par la femme. Une revue systématique Cochrane de 2013 qui portait sur plus de 15 000 femmes de milieux défavorisés ou de classe moyenne a révélé que le SCT augmente la probabilité d’accouchement vaginal, diminue le risque d’accouchement par césarienne, réduit le recours à l’analgésie péridurale et améliore l’indice d’Apgar et la satisfaction de la mère. Les analyses de sous-groupes ont montré que le SCT est particulièrement efficace lorsque la personne qui l’apporte ne fait pas partie du personnel de l’hôpital ou du réseau social de la femme.’   Mais c’est moi, ça ?!


 

 

Recommandation 8. Lorsque cela est approprié, les prestataires de soins de santé devraient soutenir les femmes dans leur choix concernant les méthodes analgésiques à utiliser pendant le travail, qui pourraient comprendre des mesures pharmacologiques et non-pharmacologiques.

Donc : si vous souhaitez faire un bout de chemin sans épidurale, les personnes présentes devraient vous respecter et vous soutenir en ayant autre chose à vous proposer si l’intensité devient plus difficile à traverser. Ça, ça veut dire des infirmières formées à la physiologie et au soulagement non-pharmacologique.

 


 

Recommandation 12. On devrait encourager les femmes qui reçoivent une péridurale à adopter des positions confortables et à maintenir leur mobilité et leur flexibilité tout au long du travail.

Non, ce n’est pas obligatoire de restée couchée après avoir reçu l’épidurale. On ne peut pas vraiment marcher en général, mais on peut virevolter dans le lit dans tous les sens (avec un tit-peu d’aide 😉 ) . On dit que ça favorise l’accouchement vaginal.


 

 

Recommandation 15. Il vaut mieux retarder la poussée lorsque la femme ne ressent pas le besoin de pousser, en particulier si la présentation est à une hauteur supérieure à +2cm ou n’est pas occipito-pubienne, en supposant que la surveillance du fœtus ne montre rien d’anormal et que l’état de la parturiente est satisfaisant.

-Bon. En clair : Quand la mère et le bébé vont bien, on est mieux d’attendre que la femme sente son réflexe de poussée. Surtout si son bébé est encore haut ou n’a pas encore placé sa tête dans l’axe le plus favorable. Ce n’est pas parce que le col est complètement ouvert que c’est le temps de pousser. On dit qu’on peut laisser bébé descendre par la seule pression des contractions jusqu’à 2 heures après la dilatation complète, avec ou sans épidurale. Je vous fais ça court, mais une autre recommandation établit qu’on devrait aussi laisser la mère pousser selon ce qu’elle ressent, soit spontanément ou en étant dirigée.


 

 

 

Recommandation 18. Il faut éviter le recours systématique à l’épisiotomie lors des accouchements vaginaux spontanés.

  • Merci beaucoup.

 

 

 

Recommandation 19. Il n’est pas recommandé de procéder à un accouchement opératoire moins de 2 heures après le début de la poussée si l’état de la mère et la surveillance fœtale sont normaux.

  • En clair : pas de forceps ou ventouses moins de 2 heures après le début de la poussée quand tout le monde va bien.

 

 

Voilà mes petits moineaux, servez-vous en, c’est pour vous ! Et rappelez-vous: l’accouchement est un acte physiologique normal.

 

Crédit photo www.lalobaphoto.com Merci magnifica !

MAM’ZELLE ET COMPAGNIE: Dans la chaleur d’une maison, au creux des Laurentides, des familles brisent l’isolement, apprennent et se soutiennent

Sous l’impulsion de Vanessa Évangélista (maman de 2 enfants et résidente de St-Sauveur dans les Laurentides) en collaboration avec Amélie Blanchette, (accompagnante à la naissance et aux relevailles, maman de 3 fillettes, éducatrice remplaçante en service de garde et éducatrice périnatale), un nouveau service de rencontres post-natales sera offert dès mai 2016 à St-Sauveur: Mam’zelle et Compagnie !

C’est à la naissance de Noah, son premier bébé, que Vanessa a vécu l’isolement que beaucoup de nouvelles mères expérimentent: nouvellement arrivée dans la région, sa famille étant éloignée et son conjoint retourné au travail, elle a cherché autour d’elle des occasions de se joindre à un cercle de parents pour se créer un réseau. Mais voilà, elle n’en a pas déniché. Après l’arrivée de sa fille Eva, Vanessa s’est retournée vers Amélie, qui avait accompagné la naissance de Eva, pour lui proposer cette belle collaboration et offrir aux nouvelles familles des environs de St-Sauveur une série d’ateliers post-nataux rassembleurs.  Et pour rendre ces ateliers chaleureux, vivants et confortables, Vanessa ouvrira la porte de sa belle maison douillette pour ces événements.


 

Ainsi, les rencontres de Mam’zelle et Compagnie rassembleront des familles laurentiennes à toutes les semaines. En s’inscrivant aux sessions de 6 ateliers, les familles briseront l’isolement souvent vécu par les parents durant les mois qui suivent la naissance de leur bébé, en s’informant et partageant sur des sujets variés touchant au cœur du vécu des nouveaux parents. C’est dans la volonté de valoriser les parents dans leur vécu et leur compétence et de faciliter l’adaptation des nouvelles familles que le programme d’ateliers a été pensé par les 2 collaboratrices. Voici l’offre d’ateliers pour cette première session:

  1. Être amoureux… ET parents ! Les adaptations et chamboulements qui suivent l’arrivée d’un bébé fragilisent parfois le couple; comment garder une bonne communication, exprimer nos besoins, solidifier notre couple et garder l’équilibre ?
  2. Tente Rouge : raconter mon accouchement… déposer mon histoire en toute sécurité: Cercle de partage dans un cadre douillet. Entourées de bienveillance, partagez vos histoires d’accouchement dans l’absence de dialogues.
  3. Prendre soin de son corps après bébé: Les réalités physiques qui suivent l’accouchement demandent du repos, une saine alimentation, et une douce reprise des activités. Astuces et exercices pour retrouver sa vitalité et prendre soin de ses abdominaux et de son périnée.
  4. Le sommeil de bébé : À quoi s’attendre ?  Les premiers mois suivant l’accouchement amènent souvent un déficit de sommeil chez les parents. Comprendre le sommeil, le développement normal et les besoins des bébés amène des attentes réalistes face à son sommeil et favorise le repos, l’harmonie familiale et l’accompagnement à l’endormissement adapté à l’enfant.
  5. Devenir maman : tout un passage !  Chamboulées, heureuses, fatiguées, déstabilisées, fières ou préoccupées, les mères vivent en peu de temps d’énormes changements en devenant maman. Qu’est-ce qui provoque ces adaptations ? Comment les faciliter? Comment cultiver notre confiance et suivre notre instinct ? Atelier incluant une période d’échange.
  6. Party de pommade !  Ensemble, fabriquons un onguent cicatrisant pur et naturel pour les petits bobos de nos tout petits. Chaque participante rapporte un pot d’onguent à la maison. Matériel inclus.

…Plaisir, partage, amitié, découvertes, soutien au rendez-vous…

BIEN ENTENDU, LES ENFANTS SONT LES BIENVENUS!

Date: Chaque mardi du 3 mai au 7 juin 2016.
Durée: De 13hrs à 15hrs
Coût: 140$ par personne ou 230$/couple pour les 6 ateliers, matériels inclus.
Un minimum de 6 personnes sera exigé pour que les ateliers aient lieu.

Pour suivre les activités de Mam’zelle et Compagnie, consulter le calendrier, vous inscrire :

https://www.facebook.com/Mamzelle-et-compagnie-1726137964298259/

 

 

POURQUOI OFFRIR UN SOIN REBOZO À UNE MÈRE ?

 

*** – 20 % DE RABAIS SUR LES ENTENTES DE SOIN REBOZO CONCLUES ENTRE LE 1er ET LE 31 DÉCEMBRE 2015 ! ***

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À vous qui aimez une mère; qui voulez l’honorer, l’apaiser, la chouchouter, l’alléger… Avant, juste après son accouchement ou bien plus tard. J’ai une idée qui fait du bien…parce que c’est comme un bol de chocolat chaud, une grosse doudou, une main rassurante tout autour de nous, un bisou sur la joue.


 

C’est un soin rituel. Donné par 2 femmes, à une femme. Une femme qui va s’ouvrir à son bébé et à son rôle de maman, ou qui l’a fait il y a 40 jours, 6 mois ou 5 ans… c’est un long moment lent, une pause pour actualiser son présent. Faire un point d’orgue sur son passé, ouvrir vers l’avenir. C’est un baume pour le corps, pour le cœur et l’âme.

Pourquoi ? Parce que…

  • Sophie et moi, on se rend chez elle.
  • On commence par écouter doucement l’intention de cette femme qui accepte de voir et vivre sa vulnérabilité et sa force. On écoute l’accouchement. Ou les années d’ensuite. Ou la grossesse. Ou le deuil. Ou les défis. On écoute ce qui a besoin d’ouvrir pour pouvoir se refermer.
  • On lui coule un bain fleuri, bien chaud, tout beau, plein de petites flammes. Aux huiles essentielles traditionnelles. Elle s’y réfugie. Elle entre en elle. Juste ça… yclcs-gah 004
  • À son rythme, elle nous rejoint et vient se blottir dans notre cocon chaud de tissu, disposé juste pour elle. On l’attend, une tisane reminéralisante et réchauffante toute prête.
  • On met nos mains, instictivement; une à la tête, l’autre aux pieds. On respire avec elle.
  • On se sert de nos belles écharpes, et on la berce. On l’étire très subtilement. On l’enveloppe. On la serre. À travers nos belles écharpes tissées, on sent des tensions se libérer. On contient. Ça va. Ces souvenirs, ces appréhensions et les émotions qui y sont attachées, elles peuvent sortir. On contient. Jusqu’à ce que ce soit l’apaisement.

imagesCAT2H6G5On commence par la tête, puis on descend… les épaules, le ventre avec son utérus, le bassin, les cuisses, les mollets, les pieds… elle est maintenant dans son cocon. Toute en sécurité. Elle y reste, le temps qu’il faut. Souvent, elle dort. On garde l’espace, on se retire un peu. Comme pendant un accouchement. Et comme pendant un accouchement, elle sortira elle-même, quand elle sera prête, de son cocon.

Au total, cela aura duré 3 heures environ… Et elle sera devenue papillon.

 


 

La maternité est un passage intense qui a été traditionnellement accueilli par ce soin parmi les femmes mexicaines. Sophie Bélisle et moi sommes heureuses de l’offrir aux femmes des Laurentides, de Montréal et de sa Rive-Nord.

LE SOIN REBOZO, C’EST BOUCLER LA BOUCLE POUR VIVRE LE PRÉSENT ET ACCUEILLIR LE FUTUR.

MATERNITÉ, CHANGEMENT, DEUIL, ADAPTATION, PASSAGES.

Informations, tarifs

 

 

LE TEMPS DE LA POUSSÉE

klimtÀ quel moment doit-on commencer à pousser notre bébé, quand on accouche? À10cm? Comment « bien » pousser? Et combien de temps ça dure, la poussée? Est-ce qu’on est obligée d’avoir les pieds dans les étriers?

Questions fréquentes lors de rencontres prénatales et ateliers que j’anime. Toute à mon obsession périnatale, j’attire trrrès souvent ce genre de propos dans l’allée de l’épicerie et au pied des toboggans au parc pour enfants, aussi. Mes filles sont habituées 😉 Je me propose donc aujourd’hui de revenir, tranquillement, sur quelques petits détails de la poussée. En connaissant un peu des merveilles du corps de la femme qui accouche, on nourrit notre confiance quand on se prépare à accoucher, on comprend mieux nos expériences…et on peut reconsidérer certaines habitudes. Bien sûr, les propos qui suivent prennent pour fondement un accouchement peu perturbé. Mon intention est de voir un peu comment le corps fonctionne par lui-même.

«  À quel moment doit-on commencer à pousser notre bébé? À 10cm? » La dilatation complète signifie que le col de l’utérus est aussi ouvert que la partie la plus large de la tête du bébé. Accessoirement, on a l’habitude d’entendre 10 cm, mais nous comprenons bien que ce n’est pas une mesure exacte. dilatation col utérin Longtemps, une fois l’exploit accompli ( c’est vrai, que le col s’ouvre autant, c’est fabuleux! ) les équipes hospitalières ont eu l’ habitude d’annoncer que l’on pouvait installer la femme pour pousser; ceci signifiait qu’allongée sur le dos, celle-ci mettait ses pieds ou ses jambes dans des étriers qui surélevaient ses jambes; on pouvait ensuite, lorsque l’ équipe était prête, commencer à lui dicter, avec plus ou moins d’autorité, comment pousser et comment respirer. Je prends soin ici de définir cette procédure à l’imparfait, car heureusement ces habitudes changent tranquillement. Je vois en effet de plus en plus d’équipes qui attendent que la mère ait elle-même envie de pousser et la laisse suivre ses sensations lorsque tout le monde va bien.

C’est lorsque le bébé touche au périnée de sa mère que celle-ci pousse , généralement, spontanément. Mais avant cela, les os du crâne du bébé épousent le bassin de sa mère. Ça, ça prend du temps.

En effet, la dilatation complète ne signifie pas que la poussée débute. Une fois la dilatation complétée, les os du crâne du bébé se mouleront au bassin de sa mère. Ensuite seulement, le bébé pourra descendre dans le bassin jusqu’à appuyer sur le périnée de sa mère. Physiologiquement, la femme sentira alors ( presque toujours) l’envie de pousser son bébé. Une envie irrépressible, généralement. Parfois un peu plus subtile. Cette étape de moulage du crâne du bébé prend parfois 2 minutes, parfois jusqu’à une à deux heures…et même plus. Selon la position du bébé, si ce bébé est l’aîné ou pas ( cette étape est souvent plus longue pour les premiers bébés), et les positions que prendra la mère. Parfois, cette étape se vivra avec des contractions un peu plus espacées que précédemment, donnant droit à un semblant de repos à la mère avant le grand saut.

Il est plus sécuritaire, lorsque le bébé et sa mère vont bien, de ne pas brusquer la poussée. Les équipes qui envisagent cette étape de moulage feront une surveillance appropriée du bébé, encourageront le libre mouvement de la mère et ne seront pas inquiètes. L’accouchement pourra se poursuivre paisiblement. Si, par contre, nous croyons ( par habitude, ou parce que c’est un peu ce qui a été enseigné depuis des décennies) que la mère doit commencer à pousser dès la dilatation complète et que l’accouchement doit avoir un déroulement linéaire ( contractions toujours plus longues, intenses et rapprochées) nous risquons :

  • de perturber dangereusement l’équilibre hormonal de la mère en induisant stress et pression, ce qui peut causer un ralentissement, un arrêt du travail ou la disparition du réflexe de poussée. (Voir ici pour comprendre les effets du stress sur l’accouchement. )
  • de diriger une poussée beaucoup plus longue et épuisante que nécessaire, autant pour la mère que pour son bébé
  • de considérer cet accouchement dystocique ( progression anormale) et, donc,
  • d’envisager l’utilisation d’instruments ( forceps ou ventouses) pour faire naître ce bébé après une durée déterminée.

La Société des Obstétriciens et Gynécologues du Canada (SOGC) a d’ailleurs statué que « la flexibilité dans la prise en charge du deuxième stade du travail (y compris l’adoption d’une position debout (…) et le fait de retarder la poussée lorsque la parturiente n’en ressent pas le besoin) peut également limiter la nécessité d’avoir recours à un accouchement vaginal opératoire. » ( Directive clinique sur l’accouchement vaginal opératoire. http://sogc.org/wp-content/uploads/2013/02/148F-CPG-Aout2004.pdf) Dans sa « Déclaration de principe commune sur l’accouchement normal, SOGC recommande l’élaboration de directives nationales cliniques portant, entre autres, sur « la liberté de mouvement de la mère tout au long du travail » et « les poussées spontanées dans la position privilégiée par la patiente. » (http://sogc.org/wp-content/uploads/2013/02/gui221PS0812f.pdf)

« Chaque sensation expulsive moule la tête du bébé aux contours du bassin de la mère. Cela peut prendre du temps et bien de la patience, spécialement si le bébé est gros. Le moulage de la tête du bébé doit se faire avec la même délicatesse et le même soin que Michel-Ange appliquant du plâtre et moulant une statue. Ce travail de moulage se déroule souvent dans le milieu du bassin et est interprété de façon erronée comme un «manque de progression», «un arrêt» ou un «échec à progresser» par ceux qui n’apprécient pas l’art. Je dis aux mères à cet instant: «il est normal d’avoir la sensation que le bébé est coincé. La tête du bébé s’allonge et se moule un peu plus avec chaque sensation. Il descendra soudainement». » -Gloria Lemay, La poussée pour les mères primipares, Midwifery Today http://www.midwiferytoday.com/articles/pushingfr.asp

Lorsque le bébé atteint le périnée, un enchaînement magnifiquement bien rôdé se passe :

La mère perd ses repères devant ces sensations nouvelles et puissantes; elle a souvent peur; elle sécrète de l’adrénaline. Elle se verticalise souvent, a soif, même faim; elle est active et trouve invariablement l’énergie de pousser son bébé… à sa façon, tout en dormant entre les contractions! Elle prend le temps d’apprivoiser ses sensations, elle apprend.

Le bébé se retrouve très compressé; il sécrète lui aussi une grande dose d’hormones de stress ( noradrénaline). Bien sur, ce doit être intense pour lui aussi; mais voyons-en les effets bénéfiques;

  • il trouve lui aussi l’énergie pour participer activement à sa sortie
  • facilite grandement son adaptation à la vie aérienne en facilitant sa respiration
  • favorise sa circulation sanguine au niveau de son coeur et son cerveau, le protégeant d’un éventuel manque d’oxygène
  • stimule son odorat; celui-ci le guidera vers le sein de sa mère et favorisera sa première tétée
  • favorisera son acuité visuelle à la naissance; la mère et le bébé savoureront ainsi leur rencontre… entre autres merveilles.

« Et pour « bien » pousser? Il faut bloquer notre respiration, c’est ça? Et combien de temps ça dure, la poussée? »

La poussée, ça dure entre 3 minutes et … 3 heures. En obstétrique, au Québec, une phase de poussée active peut durer jusqu’à +- 2 heures et être considérée normale. Gardons toujours en tête par contre que certaines fois, on calcule le début de la phase de poussée à dilatation complète, et non pas lorsque le réflexe de poussée s’installe chez la mère…

L’important ici est de statuer que chaque naissance est unique, chaque bébé avance à son rythme, chaque femme s’ouvre à son rythme. Les enjeux ne sont pas que physiques, d’ailleurs. Une très grande transition, un grand passage se fait juste avant et pendant la poussée, dans la psychée des mères. Je crois qu’il est primordial de considérer les parents et le bébé dans leur intégrité tout au long de l’accouchement et aussi au moment de la poussée. Nous vivons dans un monde qui a beaucoup décrit, mesuré, craint, surveillé, standardisé l’accouchement. Mais il y a des choses qui s’y vivent secrètement; entre la mère et son bébé, entre la mère et la petite fille qu’elle est, entre elle et ses parents. Beaucoup de tout ça se vit autour de la poussée, à mon avis. Laisser ce dialogue se faire, c’est à mon sens permettre à cette femme de se rencontrer comme mère.

Concernant le comment, le combien, le pourquoi, les étriers… vous l’aurez probablement deviné; je ne crois pas qu’il soit nécessaire ni bénéfique d’enseigner quelque méthode de poussée que ce soit…

Il y a quelques décennies, vos parents ont probablement appris pendant leur préparation prénatale à haleter, retenir, bloquer la respiration… ces conseils ne sont plus donnés aujourd’hui mais ont laissé leurs traces dans l’imaginaire. Certaines équipes travaillent encore en enseignant le «  inspirez, bloquez, poussez…encore! ». J’ai par contre été témoin de plusieurs naissances au cour desquelles la mère a respiré comme elle l’entendait, entourée de médecins, d’infirmières ou de sages-femmes confiant(e)s qui savaient que ces bébés naîtraient même sans instructions, même sans efforts de poussée apparents. Dans toutes les positions du monde, de celles qui ouvrent vraiment le bassin et maximisent les efforts de la mère de par leur verticalité. Je les remercie d’ailleurs, ils(elles) sauront se reconnaître 🙂

Je suis convaincue que pendant un accouchement respecté, durant lequel la mère a appris à flirté avec les incertitudes du début du travail, la régularité ( ou non) de ses contractions, l’abandon à ses besoins et à ses mouvements instinctifs, la liberté de raconter, en grognant, en chantant, en soufflant comme elle l’a bien voulu… et bien je suis convaincue que pour peu qu’on lui en laisse la chance ( et le temps), elle trouvera aussi « comment » pousser son bébé. Elle expirera doucement, retiendra parfois, fournira un effort très soutenu d’autres fois. Elle aura peut-être besoin d’un peu de temps. Elle aura peut-être ponctuellement besoin d’être validée. Encouragée un peu à se laisser ouvrir, parfois. Doucement. Elle aura besoin d’être soutenue. Mais elle l’aura appris elle-même, toute seule. Elle en sortira grandie, tout comme son couple en sortira nourri.

Au fait, non. Pas toute seule. Il y a un petit passager aussi qui l’aura guidé. Et ensemble, ils écriront leur propre histoire.


En attendant un futur billet sur les positions de poussée, je vous suggère deux vidéos d’accouchements différents de ceux qui nous sont majoritairement présentés; deux naissances autonomes, dans des positions instinctives; le premier montre une naissance à domicile debout; le second, une naissance en milieu hospitalier durant laquelle la mère est accroupie:)

Bibliographie: I. Brabant, Une naissance heureuse M. Trélaun, J’accouche bientôt, Que faire de la douleur I.M. Gaskin Le Guide de la naissance naturelle M.Odent L’amour scientifié

PÈRE NOEL, PÈRE NOEL, APPORTE-NOUS MOINS DE BÉBELLES…

tirée de veux-turire.com

tirée de veux-turire.com

Je ne crois pas être la seule; vivre dans une maison remplie de piles, de jouets de plastique aux couleurs criardes et aux sons non-moins criards, je ne peux plus. Depuis quelques années, en fait. Depuis que j’ai des enfants, je dirais. Parce que mes enfants, si je mets à leur disposition 3 bouts de bois, ils arrivent à faire autant de sons qu’une (trop mignone) ménagerie affamée… aussi bien ne pas rajouter de sirènes de pompiers…  Et puis, on l’a assez vu, il est bénéfique pour eux aussi d’avoir à se créer eux-mêmes leurs jeux et d’évoluer dans une ambiance joyeuse, stimulante, mais qui permet aussi les moments de détente et qui favorise leur créativité.

C’est maintenant le temps de faire face à la musique; les réjouissances s’en viennent; les fêtes, les retrouvailles, les nuits plutôt blanches ( surtout pour les parents de tout-petits), les soupers bien riches, les chalets loués entre cousins… et l’avalanche de parents-marraines-grands-parents-oncles qui, le coeur tout gonflé, voudront offrir du bonheur aux parents et aux tout-petits qui les entourent. Et ceux qui sont comme moi amateurs de blanc, de bois et de matins paisibles devront brandir le plus doucement du monde leur banderoles de casse-pieds titrées:

Chère famille Cher Père Noel comme cadeau cette année, je vous demande de la présence, du soutien, de la créativité,  du bichonnage. Pour mes enfants aussi.

Alors, futurs et nouveaux parents choyés:

  • qui arrivez à dénicher presque tout ce qu’il vous faut usagé
  • qui êtes si bien entourés que vos proches vous refilent leurs essentiels-bébé
  • qui tenez à ne pas appuyer un mode de production ne prône pas exactement le respect des individus ni de l’environnement
  • qui croyez qu’un bébé naissant ça ne devrait pas coûter des milliers de dollars ( et causer de par le fait même un stress financier dans une période de la vie durant laquelle, souvent, on est à se positionner professionnellement, on agrandit notre nid, on le rénove, on fait de meilleurs choix alimentaires pour le bien de tout le monde, on se dit qu’il faudra peut-être avoir une voiture…)
  • qui tenez à prendre soin de vous, même ( et surtout ?) pendant cette période de grosse adaptation, de vulnérabilité, d’apprentissages frénétiques, de sollicitations, de transition, de découvertes et d’émerveillement ( !)

Cette année, suggérez à ceux qui vous aiment de vous offrir du SOUTIEN, des OUTILS DE PARENTS, un TEMPS pour vous. Ça se prend bien ! (Vous m’entendez galoper avec mes gros sabots ? )

Photo 002La doula a plein d’amour pour les parents dans son sac; et cet amour est en promotion pour la périodes des Fêtes ( jusqu’au 31 décembre 2014). Vos proches peuvent vous offrir un tout jooli chèque-cadeau pour :

 

DE TOUT POUR SOUTENIR ET FACILITER L’ARRIVÉE D’UN NOUVEAU BÉBÉ !

PARTAGEZ ET DEMANDEZ !!


 

 

 

Et puis, d’autres idées hors-bébelles pour les cocos, tous âges confondus ( j’enlève mes gros sabots !) ?

Un spectacle pour touts-petits, un cour de bébé nageur, des blocs de bois de construction coupés/sablés par Mononcle Patenteux, un cache-cou funky tricoté par Matante Gertrude, une journée-privilège avec grand-maman, du temps de gardiennage, une session de yoga pré ou post-natal,  un atelier culinaire grands-parents-enfants, une activité trop cool, un bain Thalasso pour nouveau-né, des séances de traitement en ostéo ( bonne idée pour maman aussi), un livre chouette fait au Québec pour préparer l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite soeur, une séance de peinture de céramique, un souper au resto avec marraine, un album photos de coco avec sa famille élargie,  une séance d’initiation à l’équitation de spectacle ,  …

Ce ne sont pas les idées qui manquent ! Cherchez un peu près de chez vous; les ressources sont là !

LES CHÈQUES-CADEAUX SONT ARRIVÉS !

Photo 002 JUSQU’AU 31 DÉCEMBRE, PROFITEZ DE TARIFS SPÉCIAUX À L’ACHAT D’UN CHÈQUE-CADEAU ( La faute à la magie de Noel ) ! Offrez de l’amour, du soutien et du respect aux familles qui vous sont chères.


Chèques-cadeaux* disponibles pour:

* Un supplément pour frais de déplacement sera exigible pour les services rendus au nord de Tremblant et au Sud de St-Jérôme. CONTACTEZ AMÉLIE POUR TOUTE INFORMATION.

LENDEMAIN DE VEILLE DE DOULA

image tirée de  littlesunshine.blogourt.fr

image tirée de littlesunshine.blogourt.fr

Vous avez déjà bu une tasse d’oxytocine, d’endorphines et d’adrénaline ? Au lendemain d’une naissance, au retour à la maison, c’est une drôle de bulle qui entoure la doula.

Après avoir ouvert mes antennes à EXTRA-WIDE pour soutenir une mère qui vit un passage des plus importants, après avoir veillé au bon vécu du père, après avoir, je l’avoue, souvent frôlé mes propres peurs et mes limites de fatigue, me voilà qui rentre au nid familial. Le coeur tout gonflé de plein de choses; de l’admiration ( plein, toujours), de l’amour ( toujours), parfois aussi de moins douces choses. Les parents m’invitent dans leur bateau, j’embarque. Alors parfois je reviens à la maison comme une petite barque de bois vieilli rentre d’une traversée de l’océan. Je l’avoue candidement, et je sais que je ne suis pas seule ainsi, n’est-ce pas, amis accompagnantes à la naissance, sage-femmes, infirmières et médecins ? Travailler proche d’une naissance nous amène à farfouiller dans toutes les émotions du monde.

Nous, les doulas, travaillons dans une zone innomée. C’est ce qui fait la beauté de notre métier; nous enveloppons les parents de toute notre tendresse mais ne faisons pas partie de la famille… nous sommes au fait de la physiologie d’un accouchement, des utilités et incidences des interventions médicales et surtout de l’environnement propice au bon déroulement de la naissance; en contexte hospitalier, nous travaillons fort  à préserver ces conditions, mais nous ne sommes pas membre de l’équipe hospitalière. Nous sommes en grande majorité travailleuses autonomes et donnons donc chacune une couleur personnelle à nos accompagnements, nos clients deviennent parfois des amis ( en tout cas on les aime tous !! ), nous savons décoder le langage médical de l’obstétrique, nous apprenons à tenir l’espace autour de la femme qui accouche en nous reliant à plein de choses étranges comme notre intuition, notre présence à nous-mêmes… nous passons des heures à comptabiliser nos factures et nous avons parfois besoin de week end de ressourcement personnel pour pouvoir continuer ! Drôles de bibittes…

Au retour d’une naissance, avant de sombrer dans un sommeil proche de l’état végétatif, j’ai souvent besoin de mettre sur papier mon vécu de l’arrivée de ces bébés. Question de m’assurer une vraie profondeur de sommeil et non une compétition de hamsters qui tournent sans cesse la roue de cet accouchement tout frais. Car nous, les accompagnantes à la naissance, ne faisons pas de  » debriefing » d’équipe après une naissance. Nous sommes seules avec nos  » et si… »,  » ah, c’était donc ça.. » et nos  » j’aurais peut-être pu…  ». La charge émotive d’un accouchement est toujours belle et grande, vous vous imaginez bien. La coucher sur papier pour pouvoir me reposer et me recharger me libère beaucoup. D’autres la dessineront, la peindront, la marathonneront, la raconteront ( euh, oui, moi aussi je monopolise parfois mes proches et mes collègues pendant de grandes minutes * merci mon amoureux, Isabelle et ma maman !! * Ne vous en faites pas pour la confidentialité; je parle de décharge émotive ici, et pour ce faire nul besoin de nommer de noms 🙂  )  Ensuite, je sombre pour le plus d’heures possible dans ma doudou.


J’ai donc envie, aujourd’hui, de vous partager un simple et court récit, écrit tout d’un jet quelques heures après une des magnifiques naissances que j’ai eu la chance d’accompagner. Elles le sont toutes, magnifiques. Ce que je trouve le plus magnifique, moi, c’est de voir le courage, le courage, et le courage de toutes les femmes au moment de rencontrer leur bébé. Tous les déroulements me touchent aussi profondément, je tiens à le mentionner.

Voici donc un simple petit texte de doula en lendemain de veille, la tasse d’oxytocine, d’endorphines et d’adrénaline encore à la main.

 » Dans le secret de la nuit, parfois de gros bébés font leur chemin en glissant comme des petits poissons. De gros bébés qui ont permis à leurs parents d’apprendre la patience au long des jours qui se sont ajoutés à la date ‘prévue’ de leur naissance, la confiance en la perfection du processus. Parfois, dans le silence d’un étage hospitalier quasi-désert, une magnifique femme se laisse traverser par une force, un ouragan qu’elle croit bien plus fort qu’elle. Elle touche ses peurs, sa puissance, sa vulnérabilité, son courage..comme toutes les mères au moment de la naissance de leur bébé, elle apprivoise sa tornade. Un homme reste tout près, avec du calme dans les mains et l’étincelle au fond des yeux. Puis arrive doucement la maman de la maman. Quelle tendresse. Ce qui passe entre les mains de la mère(grand) et les joues de la mère… Parfois de gros bébés viennent en glissant goûter un peu à ce monde rempli d’air, puis découvrent goulûment le bonheur d’être au sein de celle qu’ils connaissent déjà si bien. Parfois c’est aussi simple que ça. Toujours intense, toujours magnifique, toujours plus grand que ce qu’on en sait. Et parfois, la doula privilégiée est lovée au creux de la nuit… »